Faisant partie de nos thèmes sur la biodiversité, notre stagiaire Yannick a travaillé sur une série d’articles sur les comportements hivernaux de la faune du Canada. Nous les publierons dans les prochaines éditions du Nexus. Dans cette édition, Yannick parle des mammifères. Dans les suivantes, il écrira sur les oiseaux, les poissons, les reptiles, les amphibiens et les insectes. La première partie débute donc avec la moitié des mammifères. Bonne lecture, vous pourriez rester surpris! Dans le monde animal, l’hiver est considéré comme la principale force motrice de l’évolution! Le déclin de l’intensité du soleil et la diminution des sources d’énergie thermique rendent la vie beaucoup plus difficile pour toutes les espèces. La faune peut avoir du mal à trouver un apport nutritif acceptable et donc à équilibrer sa consommation quotidienne d’énergie. Ils doivent s’adapter aux changements saisonniers, c’est-à-dire de trouver suffisamment d’abris et de nourriture, surtout en présence de neige profonde. Chaque espèce a sa manière unique de le faire durant les temps les plus froids et hostiles de l’année.

Mammifères (Partie 1): Ceux que l’on retrouve principalement à Montréal :

– Écureuil gris de l’Est : 400 – 600 gr. Ces écureuils ne sont pas réelle- ment de couleur grise; Ils sont en fait un mélange de noir, de brun et de blanc. Ce sont des animaux très actifs et ils travaillent toute l’année sans hiberner. Ils sont même capables de se nourrir à toutes les saisons : durant les tempêtes de neige, l’été, etc.

– Tamia de l’Est : 130 gr. En hiver, les tamias demeurent dans leur terrier. Ils se réveillent plusieurs fois par jour ou par semaine pour manger leur nourriture stockée, ce qui signifie qu’ils n’hibernent pas.

– Moufette : 0,5 – 8 kg. Les mouf- fettes ne sont pas de véritables hiberneuses en hiver, mais elles ne sortent pas pendant de longues périodes. Cependant, elles restent généralement inactives et se nourrissent rarement, passant par une phase de dormance. Au cours de l’hiver, plusieurs femelles (jusqu’à 12) se regroupent et les mâles sortent souvent seuls de la tanière. Et voici plusieurs espèces que nous ne verrons probablement pas à Montréal :

– Castor : plus de 32 kg. En barrant les ruisseaux, les castors augmentent souvent le niveau d’eau pour entourer leur hutte d’un fossé protecteur. Cela garantit l’eau profonde nécessaire pour le stockage des aliments d’hiver (branches). Les castors n’hibernent pas; ils sont capables de passer l’hiver dans leur hutte.

– Béluga : 1360 – 1500 kg. Les Belugas vivent principalement dans l’Arctique. Ils migrent vers le sud à mesure que la banquise s’accumule à l’automne. Pendant l’été, les bélugas passent du temps dans la rivière Mackenzie, dans les Territoires du Nord-Ouest, puis ils migrent vers le sud jusqu’à la région de la mer de Béring en hiver. Leurs réserves de graisse les gardent au chaud dans les eaux glacées.

– Renard arctique : 2,5 – 9 kg. Le renard arctique a un manteau brun ou gris avec un ventre plus pâle en été, qui se transforme en un blanc épais, pendant la saison d’hiver. Le manteau blanc lui permet de camoufler contre la neige, ce qui le rend moins visible pour les prédateurs. Par conséquent, le renard arctique peut rester dans son habitat habituel (l’Arctique circumpolaire) toute l’année.

– Lièvre arctique : 3 – 7 kg. En hiver, leur pelage est blanc brillant et en été, blanc avec une teinte cendrée. Malgré les variations saisonnières, leur queue est toujours blanche. Les lièvres arc- tiques vivent au nord de la limite forestière. Ils préfèrent les zones sèches de la toundra et évitent les marais. Ils n’hibernent pas.

– Lynx du Canada : 8 – 14 kg. On retrouve le lynx dans les forêts boréales du Canada, de Terre- Neuve au Yukon. Leur manteau de fourrure est généralement épais, long et gris en hiver et court, mince et brun clair en été. Ils restent dehors tout l’hiver et chassent pour se nourrir.

– Caribou : 55 – 318 kg. Son manteau d’hiver offre une isolation contre le froid et son museau et sa queue sont courts et couverts de poils. Ils sont actifs toute l’année, l’hiver sur la montagne et l’été sur la toundra.

– Mouflon d’Amérique : 53 – 127 kg. Au Canada, les mouflons vivent dans les champs de neige des Rocheuses. Leurs parcours d’été et d’hiver sont très différents, mais représentent en moyenne environ 17 kilomètres carrés. Ils restent dans leur territoire toute l’année et n’hibernent pas.

– Bison : environ 725 kg. Les bisons laissent pousser leur manteau d’hi- ver de sous-fourrure laineux. Ils ne se déplacent pas vers le sud lorsque le temps devient froid et inhospitalier, bien qu’ils puissent se déplacer en plus basse altitude où la neige est moins épaisse.

– Cougars : 35 – 100 kg. Pendant les mois d’hiver, le cougar suit le cerf qui descend des sommets. Il semble préférer les zones rudes, rocheuses, semi-ouvertes autour des principales zones d’hiver du cerf.

– Pékan (la belette) : 2 – 6 kg. La fourrure du pékan change avec la saison. Au début de l’hiver, les couches sont denses et brillantes. Il chasse et continue ses activités pendant l’hiver.

– Écureuil volant : 110 – 230 g. Ils partagent souvent des nids pendant les mois d’hiver, formant des agrégations. Le partage du nid est important pour maintenir la température corporelle (régulation biothermique), car les écureuils volants n’hibernent pas.

– Ours Grizzly : 130 – 270 kg. Contrairement à la croyance populaire, le grizzli n’est pas un véritable hiberneur. En hiver, sa température corporelle peut diminuer de quelques degrés et sa respiration peut ralentir légèrement, mais il peut rester actif tout l’hiver.

– Phoque du Groenland : 130 kg. La migration printanière peut mener le phoque du Groenland jusqu’à 2500 kilomètres à l’ouest afin de retrouver sa nourriture d’été. Les phoques migrent vers le Labrador et le Groenland pour l’hiver et retournent par le détroit de Lancaster vers les régions de l’Ouest au printemps.

 

– Par Yannick Kiesel (stagiaire)