(Deuxième partie, février)

Notre série Comportements hivernaux des animaux sauvages du Canada est de retour! Le mois dernier, vous en avez appris davantage sur la première moitié des mammifères. Dans cette deuxième partie, vous découvrirez d’autres faits cocasses sur les stratégies de survie de notre faune. Bonne lecture!

 

Les mammifères (deuxième partie) :

 

L’ours Kermode : 75-135 kg. Comme les autres ours, il hiberne en hiver. Il se blottit dans sa tanière, sous un arbre ou bien entre les racines d’un arbre mort.

 

L’orque : 7 000-10 000 kg. En hiver, les orques migrent vers le sud en direction des côtes du Pacifique, parfois même jusqu’en Californie. Ils passent le plus clair de leur temps au large, à la recherche de nourriture.

 

L’orignal : 350-400 kg. L’orignal tolère bien le froid. En période hivernale, les orignaux investissent les forêts, où les accumulations de neige sont moins importantes. Ils migrent également dans des régions où on ne les trouvait pas auparavant, par exemple dans le Centre-Nord de l’Ontario et au sud de la Colombie-Britannique.

 

L’ours polaire : 150-600 kg. L’importante couche de graisse de l’ours polaire lui permet de rester au chaud dans les eaux arctiques glaciales et l’aide également à flotter. L’ours polaire ne se déplace pas beaucoup et son territoire n’est généralement pas très grand.

Polar bear sticking out his tongue

Le porc-épic : 4,5-5,5 kg. Les porcs-épics restent actifs tout au long de l’hiver – si on considère actifs les lents déplacements et les longues siestes faites sur les branches d’arbres! Les porcs-épics possèdent en moyenne 60 pour cent de masse graisseuse au début de l’hiver.

 

L’antilope d’Amérique : 35-70 kg. Bien que l’antilope d’Amérique soit plutôt solitaire, certaines d’entres-elles se tiennent en petit groupe en été et forment de plus grands troupeaux en hiver.

 

Les ratons-laveurs : 5-26 kg. Leurs capacités d’adaptation phénoménales en font les parfaits candidats aux climats difficiles. Les ratons-laveurs se prémunissent de la famine hivernale en accumulant des réserves de graisses durant l’été, et comme les graisses s’accumulent principalement dans leur queue, ils peuvent l’enrouler autour d’eux pour rester au chaud et se protéger du froid.

 

Le renard roux : 3-7 kg. Le pelage d’hiver du renard roux est touffu, soyeux et relativement long. Les renards forment des couples monogames chaque hiver pour se reproduire.

 

Loutre de mer : 32-41 kg. Les loutres de mer deviennent plus actives durant le jour en hiver. Elles migrent parfois en raison d’une pénurie de nourriture ou de conditions environnementales, mais elles ne migrent pas annuellement.

 

La mouffette : 3-4 kg. La moufette mange tellement durant l’été que lorsqu’arrive l’automne, elle est enrobée d’une épaisse couche de graisse. Autour de novembre ou décembre, cette petite bête se choisit une tanière bien profonde pour hiverner. Dans certaines régions du Canada, la mouffette sort de son hibernation dès fin février pour débuter la saison des amours.

 

Le morse : 900-1400 kg. Durant les mois d’hiver, les morses vivent sur des glaces flottantes et ils passent leurs étés sur des plages rocailleuses.

 

Cerfs de Virginie : 40-140 kg. La plupart du temps, les cerfs restent en petits groupes, mais en hiver, ils se regroupent en plus grandes hordes. Cela leur permet de brouiller leurs traces dans la neige et de se protéger des prédateurs.

 

Les loups : 20-75 kg. L’hiver, les loups dépendent de leur épais pelage pour survivre. Toutefois, c’est aussi l’hiver que débute pour eux la vraie saison de la chasse, puisque face aux périodes de froid à venir, les autres mammifères sont plus vulnérables.

 

 

Le carcajou : 8-18 kg. Le carcajou n’hiberne pas et s’adapte très bien aux conditions hivernales grâce à sa fourrure extrêmement fournie, à ses griffes et à ses grosses pattes (comme des crampons et des raquettes!), qui lui permettent de ne pas s’enfoncer dans la neige épaisse. La femelle donne naissance à ses petits en hiver dans sa tanière afin de les protéger du froid extérieur.