À l’Éco-Quartier NDG, nous sommes passionnés par la conservation de l’eau. C’est une ressource précieuse dont nous et l’environnement dépendons quotidiennement.

Nous encourageons les citoyens à réévaluer leurs habitudes quotidiennes pour voir où ils peuvent conserver de l’eau et prévenir ainsi une surcharge des eaux de ruissellement dans le système de filtration.

On suggère de réorienter les gouttières vers les surfaces perméables, installer les barils de pluie, les pommeaux de douche à faible débit et les aérateurs de robinet, ainsi qu’éviter de verser les huiles, les médicaments, et les produits chimiques dans l’égout.

Cependant, nous sommes chanceux d’avoir un approvisionnement continue d’eau. Ainsi, il est parfois difficile de conceptualiser les avantages de la conservation de l’eau et le coût du gaspillage. Les tragédies comme la désertification de la mer d’Aral ou encore la pollution plastique et chimique du fleuve Yangtze ne paraissent pas être pertinentes aux Canadiens, mais les mêmes processus de pollution existent quand-même ici.

Pour la Ville de Montréal, le fleuve St-Laurent est notre source d’eau. Il est donc important de s’assurer de sa propreté! Les espèces envahissantes, le développement des zones littorales, et les eaux des ruissellements agricoles et industrielles sont déjà des menaces pour le fleuve. Il faut donc agir individuellement pour éviter les ruissellements des sels, de pétrole, de déchets, et de produits chimiques de la municipalité au fleuve.

Avoir les gouttières orientées vers le gazon pendant les pluies intenses réduit les surcharges d’eau dans le système de filtration, donc il y aura moins de chances d’avoir un débordement qui pourra contribuer au versement direct des eaux usées et toxiques dans le fleuve.

En plus, se débarrasser de manière appropriée de ses médicaments, ses produits de nettoyage et autres produits chimiques à la place de les verser dans la toilette ou le lavabo assure qu’ils se ne retrouvent pas dans le fleuve, où ils empoissonnent les oiseaux, les poissons, et les autres organismes vivants. Les usines de filtration d’eau à Montréal sont très efficaces pour nettoyer les eaux usagées, cependant il est toujours impossible d’éliminer tous les produits chimiques, donc il y en aura toujours un peu qui se retrouveront dans le fleuve.

Ces produits peuvent s’accumuler facilement dans les tissus d’animaux et de la flore, jusqu’à en devenir toxiques. Les amphibiens, dont les salamandres et les grenouilles, sont particulièrement sensibles à la pollution car leur peau est très perméable et permet l’échange de gaz entre leurs corps et l’environnement!

On encourage la conservation de l’eau particulièrement pendant la période estivale, car les montréalais utilisent environ 25% plus d’eau que dans les années 90. Cela met de la pression sur le système de filtration des eaux et sur les ressources du fleuve, particulièrement pendant les périodes de sècheresse.

Consommer l’eau d’un fleuve qui a déjà un débit réduit peut indirectement nuire aux espèces indigènes, car elles sont habituées à un habitat de taille et de schéma régulier. Les milieux naturels qui sont déstabilisés peuvent rendre la faune plus sensible à d’autres menaces. Les gouvernements et les hydrologues essaient de maintenir les débits environnementaux, ce qui implique d’équilibrer des écoulements naturels, les exigences de la flore et faune, et les besoins des humains.

Le fleuve St-Laurent est un beau fleuve et fait partie de notre patrimoine naturelle. Il y a plusieurs façons de le protéger, mais les plus simples commencent avec la conservation de l’eau à la maison!

Allison Lalla