Le 25 octobre dernier, une célébrité écologique est venue à Montréal pour une conférence. Bea Johnson, l’une des plus grandes adeptes de la vie Zéro déchet est venue parler de ce sujet devant une audience pleine au Cégep Maisonneuve. Plus de 500 personnes étaient présentes, incluant étudiants, mères avec leurs bébés, aînés et tout le monde au milieu!

Bea s’est entretenue avec son public de façon très relax et captivante. Elle nous a dit qu’elle avait une très grosse maison à San Fransisco mais qu’elle se sentait très isolée en banlieue. Elle est alors déménagée avec sa famille et a loué une maison plus petite au centre-ville. Après avoir passé une année dans un espace plus petit et avoir aimé ça, elle a réalisé que 90% de ses objets qui avaient été entreposés étaient tout à fait inutiles. Elle a donc décidé d’adopter un style de vie Zéro déchet.

Tel que mentionné par Bea, le concept Zéro déchet vous donne un objectif. Évidemment, pour la plupart des Nord-Américains, ce serait un changement radical de style de vie. Bea admet qu’elle et sa famille ne sont pas totalement zéro déchet mais qu’actuellement, ils produisent collectivement, l’équivalent d’un pot de 1 litre qui ne peut ni être recyclé, composté ou réutilisé.

Avoir une style de vie Zéro déchet peut sembler extrême mais Bea a rappelé à l’auditoire tout ce qu’on pouvait gagner à ne plus courir après les biens matériels. Elle a utilisé une vieille pratique telle qu’une année de confection. Elle a également constaté qu’on peut économiser jusqu’à 40% en adoptant un style de vie zéro déchet étant donné que nous:

1. Consommons moins;
2. Achetons des choses pour remplacer ce dont nous avons uniquement besoin;
3. Achetons des choses usagées;
4. Achetons de la nourriture en vrac (nous payons généralement 15% de plus pour l’emballage, et dans le cas des nettoyeurs, c’est 70%);
5. Remplaçons tout ce qui est jetable par du réutilisable.

Elle a également découvert certaines habitudes bizarres que nous avons. Dans une garde-robe typique, nous portons environs 20% des vêtements qui s’y trouvent et l’autre 80% sert de “vêtements en cas” (en cas d’invitation à un mariage, d’une entrevue, de quand nous perdrons du poids, etc.). Bea possède seulement des vêtements qu’elle porte en tout temps et elle a donné tous ses vêtements classés dans le “80%”. Maintenant, elle peut transporter sa garde-robe au complet dans un sac à dos! C’est particulièrement pratique lorsqu’elle voyage, elle a tout ce dont elle a besoin lorsqu’elle est en tournée!

Une autre habitude que nous avons est que nous avons beaucoup trop de choses pour nos enfants (livres de notre enfance, jouets en extra, etc.). Lorsque Bea est déménagée dans sa nouvelle maison, elle a réalisé que plusieurs boîtes de jouets n’avaient jamais été ouvertes un an après le déménagement. Elle a dit à ses deux jeunes garçons qu’ils pouvaient conserver quelques jouets spéciaux et que les autres avec lesquels ils ne jouaient pas seraient offerts à des organismes de charité.
Ils donc donc choisi de garder leurs légos et figurines et lorsqu’ils grandiraient, ils pourraient les vendre et avec cet argent, s’en procurer des plus appropriés pour leur âge. Un autre bonus d’avoir moins de jouets est que lorsque vient le temps de nettoyer, c’est moins de bataille avec les enfants! De plus, moins de jouets leur permet de se concentrer sur une chose à la fois. Bea a aussi passé en revue ses propres effets personnels. Elle a réalisé que les emballages de ses produits de toilette et de maquillage n’étaient pas réutilisables ou recyclables. Elle a débuté ses recherches sur comment fabriquer ses propres produits de beauté en utilisant ses propres contenants. Encore une fois, elle a trouvé des bénéfices supplémentaires: lorsqu’elle achetait du mascara, elle avait 2 conjonctivites par année. Lorsqu’elle a commencé à fabriquer le sien, ce n’est plus arrivé.

Lorsque vient le temps de faire son épicerie, elle apporte avec elle sa trousse (pots en vitre, cartons vide pour les oeufs, sacs à corde pour fruits et sacs pour les produits en vrac). Elle insiste sur le fait que nous devons prendre de nouvelles habitudes; si vous oubliez vos sacs lorsque vous allez au magasin, ne dites pas que c’est correct pour cette fois-ci de prendre des sacs de plastiques, sinon vous n’apprendrez jamais. Selon Bea, le fait d’avoir à retourner à la voiture pour les chercher, après quelques fois, vous n’oublierez plus jamais d’apporter vos sacs réutilisables!

Bea affirme qu’elle privilégie les magasins qui lui permettent d’utiliser ses propres contenants. Lorsqu’elle est arrivée à Montréal, elle a été surprise de constater que Bulk Barn ne permettait pas aux consommateurs de le faire. Suite à sa visite, le président a été convaincu et depuis février 2017, vous pouvez désormais apporter vos propres contenants!

Bea encourage chacun de nous à adopter un style de vie zéro déchet. Voici ses 5 astuces :

1. Suivre les 5 règles dans l’ordre (refuser, réduire, réutiliser, recycler, composter);
2. Lire son livre Zéro Déchets;
3. Visiter le site https://zerowastehome.com/ pour des solutions;
4. Acheter, c’est choisir (si vous achetez des emballages, vous aimez les emballages, si vous mangez à l’extérieur, vous faites également un choix de consommer). Exprimez-vous, sinon rien ne changera;
5. Rejoignez la communauté internationale “Zéro gaspilleurs”.

Bien que j’étais déjà extrêmement consciente de tout ce que je produisais, la conférence de Bea m’a forcé à réévaluer mes déchets. Je suis certaine que je trouverai un truc que je pourrai vous partager dans la nouvelle année. Zéro déchet, c’est définitivement la nouvelle tendance. En octobre 2017, Montréal a tenu son premier festival Zéro déchet. Avec la conférence à guichets fermés de Bea, les blogueurs sans gaspillage et de nombreux nouveaux magasins sans déchets, je pense que nous commençons à remarquer une nouvelle façon de faire. Dieu merci, cette tendance ne peut qu’être bénéfique pour la planète!