Le 9 novembre 2016, quelques collègues de l’Éco-quartier NDG ont assisté à une présentation sur l’importance des forêts, avec la participation de la Fondation TD des Amis de l’Environnement.

Malgré ma formation en biologie et en écologie, cette présentation m’a appris beaucoup. Certains points étaient particulièrement intéressants, et je souhaite les partager avec les résidents de NDG, dont plusieurs sont des passionnés d’arbres.

Plusieurs d’entre nous savent que les arbres emmagasinent le carbone présent dans l’atmosphère. Voilà pourquoi il est primordial de conserver le plus d’arbres possible sur la Terre, en particulier avec les problèmes de pollution que nous connaissons, afin de préserver la qualité de l’air. Cependant, je ne soupçonnais pas que les produits du bois (comme un banc de bois, par exemple) ont aussi du carbone emmagasiné. Grâce à ce carbone accumulé, les arbres protègent notre eau de ce type de pollution, et contribuent donc à la santé des amphibiens, et à la biodiversité.

Parmi les nombreux bienfaits procurés par les arbres, on retrouve : l’absorption de dioxyde de carbone (CO2), la production d’oxygène, la modération de la température, la purification de l’eau, et la protection de la faune. On appelle ces bienfaits les services écosystémiques, issus du capital naturel.

Un autre point que j’ai appris à la présentation, et aussi grâce au programme télévisé La Semaine Verte, est la présence d’arbres “mères” qui veillent sur les jeunes arbres. Un réseau de champignons connecte tous ces arbres ensemble, dans le sol. Cette relation est symbiotique (avec des bénéfices mutuels) où le champignon procure de l’énergie aux arbres et en retour, les arbres leurs procurent du carbone. Grâce à ce réseau, les arbres “mères” peuvent envoyer de l’eau et du carbone aux jeunes arbres et ainsi les aider à croître. Cette relation est inversée lorsque l’arbre plus mature devient plus vieux et faible. Si la situation est sans espoir, l’arbre mère envoie d’autant plus de carbone à ses rejetons en mourrant.

Les réseaux de champignons sont aussi connus pour envoyer des nutriments jusqu’à très profondément dans les forêts. En Colombie-Britannique, les ours mangent les saumons qui remontent pour frayer. Les ours s’éloignent du cours d’eau avec leur proie pour aller manger tranquillement dans la forêt. Après avoir analysé les forêts, les scientifiques ont découvert que les restants de poissons nourrissent les arbres grâce au calcium de leurs os et autres nutriments. On peut voir dans les anneaux de croissance d’un arbre la fluctuation en nutriments, selon la quantité de saumon présente d’une année à l’autre. Les scientifiques ont fait une surprenante découverte, ils ont trouvé des nutriments associés au saumon très loin des cours d’eau et des rivières, distribués profondément dans la forêt. Ils ont réalisé que les réseaux souterrains de champignons répartissent ces nutriments à travers la forêt.

Les arbres ne bénéficient pas que l’environnement. Il est maintenant prouvé que la présence de biodiversité dans les parcs est bonne pour les gens, qui se retrouvent en contact avec une diversité de plantes, d’arbres et d’animaux. Nous devons protéger nos arbres à Montréal. Qui sait quelles découvertes surprenantes nous ferons sur le monde fascinant des arbres dans quelques années !

Nikki Schiebel